Au revoir Netscape

AOL vient d’annoncer qu’ils arràªteront de développer le navigateur Netscape à  compter du 1er février prochain, soit pratiquement 10 ans jour pour jour après la création de la version open-source qui a donné naissance, quelques années plus tard, à  Firefox… Ce n’est sans doute pas vraiment une nouvelle compte-te nu des parts de marché respectives de ces deux navigateurs (moins de 1% contre environ 16%) : heureusement que l’héritier est là  !

Au-delà  du fait que c’est le premier navigateur web que j’ai jamais utilisé (version 0.93 je crois, sur les stations Alpha de l’école…), on peut raisonnablement dire que c’est le logiciel qui a « lancé » Internet auprès du grand public grà¢ce au cà´té graphique et facile à  utiliser (merci les liens hypertextes), conformément au design de Sir Tim Berners-Lee ! Et c’est sans doute la fin d’une marque qui eut son heure de gloire au temps de la « new economy » version fin des années 90.

Via Techcrunch.

Caylus Premium Limited Edition : mamma mia !

Voila, le paquet était dans ma boà®te aux lettres ce soir et en l’ouvrant, je decouvre donc la superbe boà®te de Caylus Premium Limited Edition — dessiné par l’incroyable Mike Doyle, mais aussi une règle du jeu en franà§ais (celle de la boà®te est en anglais) et la statuette de Philippe le Bel !

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(voir les autres photos sur Flickr)

Une fois la boà®te ouverte, ce n’est que du bonheur :

  • le plateau de jeu et les tuiles sont magnifiques ;
  • des étuis en tissus permettent de ranger les pions en bois — qui sont eux peu ou prou les màªmes que dans la version normale ;
  • et surtout, les pieces sont en vrai métal et cela, à§a donne une sensation étonnante !

Conclusions : premièrement, le luxe, c’est bon concept, et deuxièmement, avec à§a, j’en connais qui vont se prendre des tà´les encore pire que d’habitude 🙂

Spokeo : un étonnant (et inquiétant) détecteur de traces internet

Ce petit site, Spokeo, est à  la fois impressionnant et terrifiant : à  partir d’une simple adresse mail — la votre –, il récupère vos contacts, puis, pour chacun d’entre eux, explore les données publiques disponibles sur une vingtaine de sites de publication de contenu comme Digg, MySpace, Flickr, LinkedIn, Picasa, Twitter, ou encore Pandora et vous construit en quelques secondes un récapitulatif de toutes leurs actions sur ces sites : les profils publics, les photos, les vidéos, tout y passe, c’est absolument incroyable !

A titre d’exemple, voici la page générée par ma propre adresse mail : il a trouvé mon compte Flickr, mon profil LinkedIn, Picasa et le compte de test créé (et complètement oublié depuis) sur Vox… Construit comme un moyen facile de suivre « l’activité internetique » de vos amis, Spokeo permet tout simple de tracer la vie « publique » d’un internaute basé sur sa simple adresse mail !

Ceci fait naà®tre plusieurs réflexions :

  • Toutes ces données sont, répétons-le, publiques : on a un jour décidé, l’une après l’autre, qu’elles pouvaient àªtre vues de manière directe. Ce qui « choque » avec cet outil, en réalité, c’est l’agrégation de ce contenu en un seul et unique endroit, immédiatement accessible, et cette vision est nouvelle.
  • On imagine sans peine que les recruteurs de tous poils vont se jeter sur cet outil, eux qui ont déjà  depuis des années le réflexe de faire une recherche Google sur le nom d’un candidat ou d’un postulant
  • Enfin, avec à  peine plus de travail, on peut commencer à  agréger des informations beaucoup plus riches :
    • Plusieurs adresses mail peuvent appartenir à  une seule personne donc je peux croiser des informations,
    • J’ai le nom donc je peux faire une recherche sur Google et trouver son blog, les mailing-lists auxquelles la personne participe…

Tout cela laisse ràªveur sur le nombre d’information qui doivent àªtre disponibles dans les systèmes de Google… ou de certaines agences gouvernementales !

La conclusion à  laquelle j’arrive est d’une évidence absolue mais sort incroyablement renforcée par l’effet que produit ce petit site « tout bàªte » : il faut àªtre extràªmement précautionneux quant aux données que l’on laisse en libre accès sur la toile, on se sait jamais qui va les consulter.