Logiciels libres


Les news de la journée côté logiciels libres :

  • Gnome annonce la version 2.24, qui inclut une plateforme mobile (y a-t-il des téléphones / tablettes l’utilisant ? aucune idée !) en plus d’évolutions incrémentales, de nouvelles versions et de polish par rapport à la version précédente…
  • GTK+ est désormais disponible sur Mac OS X, ce qui devrait permettre soit de développer sur Mac avec cette librairie graphique plutôt que Cocoa (quel intérêt ??), soit de faire tourner des applis GTK/Gnome sur Mac nativement, sans avoir à utiliser X11, ce qui semble nettement plus intéressant… En combinaison avec Mono, ça peut donner des trucs intéressants.

L’équipe de CodeWeavers a décidé de packager des versions Mac et Linux de Google Chrome avec Wine pour démontrer le bon fonctionnement de cet outil — qui, pour mémoire, est une ré-implémentation de l’API de Windows 32 bits et est en version 1.0 depuis quelques mois seulement.

Résultat : ça marche après “seulement” 11 jours de boulot ! Etonnant je trouve, c’est en effet une belle preuve de la maturité de Wine, maintenant, je pense que le monde a bien changé depuis les débuts (en 1999 !) de Wine et en particulier on trouve plusieurs toolkits graphiques qui permettent de faire des applications portables sans s’embêter à ré-implémenter une version Windows…

Django

C’est le slogan de Django, le framework Python de développement web du moment : la version 1.0 vient d’être annoncée après environ 3 ans de développement — et près de 4000 commits depuis la précédente version stable !

Parmi les particularités intéressantes de cet outil (bien entendu open-source) :

  • un générateur d’interface d’administration à partir d’un schéma de base de données très puissant et customisable, sans doute LA fonctionnalité phare de Django ;
  • un générateur de schéma de base de données à partir d’un modèle objet ;
  • un mécanisme de configuration des URL de votre site très paramétrable ;
  • un mécanisme d’applications “pluggables” et ré-utilisables qui permettent de construire un site à partir de briques — voir par exemple Pinax, qui est une tentative de bâtir un modèle de site de réseau social sur Django et des applications ré-utilisables : openid, tags, forum, inviter un ami, tout y est, c’est étonnant !
  • et bien sûr : des templates sans code et bien séparés de la logique applicative, la gestion de l’Unicode, de l’internationalisation…

Bref, si je devais coder un site from scratch en custom aujourd’hui, c’est une technologie que je regarderai de très, très près !

Et si vous voulez voir de (nombreux) exemples, je vous invite à consulter Django Sites, dont l’objet est précisément de référencer les sites construits sur Django…

Ca devient une habitude : avec une régularité de métronome, une nouvelle version de Wordpress apparaît… et l’upgrade de ce blog se déroule sans aucun souci !

On parle aujourd’hui (enfin, depuis lundi 14 juillet) de la version 2.6 “Tyner”, qui propose de nombreuses nouveautés dont j’ai noté en particulier :

  • l’intégration du plugin Google Gears, qui ajoute un cache local à votre navigateur, pour accélérer le chargement des pages (et non pour blogguer hors-ligne… sans doute pour la 2.7 !)
  • la gestion des versions d’un article, ce qui permet de revenir en arrière
  • la prévisualisation des thèmes avant de les appliquer

Plus plein de petites améliorations sympa, par exemple un petit compteur qui vous indique le nombre de plugins qui disposent d’une nouvelle version (un peu comme l’affichage du nombre de commentaires en attente de modération…) ou encore un compteur de mots.

A noter cette très sympathique vidéo qui présente les grosses nouveautés en 3 minutes 29 chrono !

Firefox 3 sur mozilla-europe.org

C’est LA nouveauté open-source du moment de la journée : Firefox 3 vient de sortir (dans de nombreuses langues dont le français), et cette fois c’est véritablement une version majeure qui apporte d’importantes nouveautés !

  • Un look and feel adapté à chaque plateforme — je vous assure que c’est notable sur Mac !
  • Une optimisation technique qui améliore la vitesse et réduit la mémoire nécessaire,
  • Gecko 1.9, le moteur de rendu HTML
  • Des améliorations de sécurité (vérification de l’identité des sites, anti-phishing…)
  • Et de nombreuses fonctions de personnalisation

Bref : on y va et on se dépêche de le télécharger (en plus, la fondation Mozilla essaye de battre le record de téléchargement aujourd’hui !), surtout sur Windows où IE 7 ne fait pas le poids !

NB : désolé pour la longue période sans mise à jour, j’ai entre temps fait pas mal de choses (changement de boulot, congés, et même un peu d’hôpital…) qui m’ont bien occupé ces derniers temps !

Quelques “grosses” nouveautés open-source viennent de sortir ; je vous propose d’en faire un rapide tour d’horizon.

KDE 4

La nouvelle génération du gestionnaire de bureau “concurrent” de Gnome vient de sortir en version finale ce 11 janvier, après plusieurs années de conception et de développement : KDE 4.

Cette nouvelle version majeure embarque de nombreuses nouveautés sur à peu près tous les niveaux, i.e. autant en termes de fonctionnalités offertes que de librairies sur lesquelles les développeurs vont pouvoir construire leurs application. Bien évidemment, toutes ces briques tirent parties de nombreux composantes open-source !

Pour en citer quelques-unes sans ordre particulier :

 

  • Plasma est le nouveau bureau avec le thème Oxygen, et propose (évidemment !) des widgets
  • Solid est une couche d’abstraction par rapport au matériel, facilitant la gestion de ceux-ci de manière transparente pour les applications KDE 4 — par exemple, le branchement d’appareils photos numériques ou de périphériques Bluetooth
  • Dans les applications, on note : Dolphin, le nouveau gestionnaire de fichiers avancé et Okular, une visionneuse de multiples formats de fichiers

Pour avoir un aperçu complet, vous pouvez aller voir le Visual Tour de KDE 4 sur le site kde.org, il présente les fonctionnalités avec moult captures d’écran.

Bref, si vous êtes impatients, vous pouvez télécharger et compiler directement KDE 4, sinon, comme nombre de personnes, il ne vous reste plus qu’à attendre que cet environnement soit packagé pour votre distribution favorite — la plupart ont déjà commencé le travail bien avant cette version ! Il faut cependant bien garder en tête que cette version n’est “que” le début : comme chez Microsoft quand sort une nouvelle version majeure comme Vista, il faut maintenant que les développeurs d’applications KDE modifient celles-ci pour tirer parti de toutes les nouvelles fonctionnalités offertes par cet environnement, ce qui risque évidemment de prendre un peu de temps.

Bazaar

Avec un peu de retard (ça date de mi-décembre), vous noterez que la version 1.0 de Bazaar est sortie. Bazaar, c’est un logiciel de gestion de version — un concurrent de CVS, Subversion ou encore Perforce — qui a la particularité d’avoir été conçu pour fonctionner spécifiquement en mode distribué, i.e. à travers Internet.

Cela signifie qu’il n’y a pas de référentiel de source central, mais chaque utilisateur dispose de sa propre branche de code, qu’il peut ensuite pousser vers d’autres utilisateurs. Dans la mesure où cet outil (écrit en Python) a été conçu par Canonical, qui est aussi derrière Ubuntu, Bazaar est bien entendu particulièrement utile pour les projets open-source avec des contributeurs partout autour du monde !

 

Sim City

Enfin, dans un style complètement différent, vient de sortir Metropolis, c’est-à-dire le code du grand classique du jeu vidéo qu’est Sim City, en version open-source (le nom change pour de classiques raisons de propriété intellectuelle) — attention, là rien n’est vraiment encore packagé et d’utilisable directement, mais ce n’est qu’une question de temps !

Gandi, société Internet bien connu jusqu’à présent pour son activité de registrat (vendeur de noms de domaines), se lance dans l’hébergement de serveurs virtuels avec une offre construite par leurs soins “aux petits oignons” : Gandi Hébergement.

Basée sur le logiciel libre de virtualisation Xen, cette offre est originale dans la mesure où elle est flexible : vous achetez des unités de puissance appelées “part”, et ceci est complètement modulable selon les besoins (voir ces exemples). Autre fonctionnalité intéressante, Gandi AI (pour auto-install) dont le boulot est de rapidement configurer les composants logiciels d’une machine (par ex. Apache, MySQL, Python, Django) et de lancer l’installation. Pour les vrais barbus, il est bien sûr possible de choisir un OS (Debian, Ubuntu, CentOS, Fedora…) et de lancer une installation par défaut.

Ces services sont disponibles dès à présent en version béta pour le prix temporaire de 6 € HT par “part” (i.e. en gros, 1/64 de puissance de la machine — qui est quand même un quadri-dual core –, 256 Mo de RAM, 5 Go de disque et environ 500 Go de transfert de données). Pas d’informations sur le prix définitif ceci dit, mais l’offre me paraît vraiment très sympathique et attractive. A essayer, donc :-)

image Mon logiciel de messagerie instantanée open-source préféré (sur Windows, sur Mac c’est évidemment l’incontournable Adium) vient de livrer une nouvelle version majeure après plus d’un an de travail : Psi 0.11.

Ne vous fiez pas à ce numéro de version, il s’agit bien d’une version stable qui offre toutes les fonctionnalités standards d’une messagerie instantanée sans les affreux gadgets visuels et sonores qui polluent MSN Messenger et Yahoo! Messenger depuis plusieurs versions… Alors oui c’est dépouillé voire épuré mais j’aime — et au moins, on n’a pas 3 pauvres lignes de chat dans une fenêtre qui fait la moitié de l’écran !

D’ailleurs, couplé à un compte sur le serveur Jabber de l’APINC, cet outil a le bon goût de permettre un accès à la messagerie instantanée — y compris à MSN (via les passerelles) — dès lors que l’on dispose d’un accès HTTPS, i.e. ça passe facilement la plupart des firewalls… ce qui n’est pas le cas des MSN & co, souvent filtrés car considérés comme des outils “non-professionnels” ;-)

image

Toutes fraîches sorties du cerveau des développeurs, deux versions “semi-majeures” de ces applications open-source phares que sont Gnome et OpenOffice !

Au menu chez Gnome, outre les habituels bug fixes :

  • des améliorations nombreuses sur Evolution (le client mail / agenda),
  • la synchronisation entre plusieurs machines de Tomboy, l’outil de prise de notes
  • la coloration syntaxique dans GEdit
  • des panneaux de préférences améliorés et affinés
  • un gestionnaire de mots de passe global
  • la gestion améliorée des langues s’écrivant de droite à gauche

Tous les détails sont dans la note de livraison (en français s’il vous plaît). A noter que cette version 2.20 sera intégrée dans la prochaine version d’Ubuntu qui arrive le mois prochain (Gutsy Gibbon).

Du côté de chez OpenOffice, la note de livraison, euh, est assez cryptique et donc d’après la page principale du site OpenOffice :

OpenOffice.org 2.3 incorporates an extensive array of new features and enhancements to all its core components, and protects users from newly discovered security vulnerabilities. It is a major release and all users should download it. Plus: It is only with 2.3 that users can make full use of our growing extensions library.

Nous voilà bien avancés avec ça… bref, on n’en sait rien, mais il faut upgrader, si, ils le disent. Ah et pas encore de version Mac disponible — de toutes façons, tant qu’il faudra X11, ils n’ont aucune chance de percer, surtout comparativement à un NeoOffice qui présente nativement sous OS X !

OSAlt, pour Open-source as alternative, est un site récemment lancé et dont l’objectif est simple mais fort utile : référencer les logiciels commerciaux et leurs équivalents open-source. Ce site s’adresse essentiellement aux utilisateurs de Windows et vous permet de savoir sur quelle(s) plateforme(s) les logiciels open-source considérés fonctionnent.

Un petit exemple des résultats fournis si on recherche Quicken :

Exemple de recherche OSAlt

Cette initiative me paraît intéressante dans la mesure où elle permet de se rendre compte de l’existence de nombreux outils open-source, et d’autre part parce qu’elle va je pense motiver les différents logiciels référencés à évoluer vers plus / de meilleures fonctionnalités.

Et c’est sans doute le reproche principal — ou l’axe d’amélioration — que l’on peut faire à OSAlt : il n’est pas évident aujourd’hui de comparer les fonctionnalités entre les différents logiciels proposés, ce qui va nécessiter que l’utilisateur fasse le travail de comparaison lui-même. Or c’est à mon avis nécessaire pour convaincre la grande masse des utilisateurs qu’il y a d’autres possibilités.

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