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L’équipe de CodeWeavers a décidé de packager des versions Mac et Linux de Google Chrome avec Wine pour démontrer le bon fonctionnement de cet outil — qui, pour mémoire, est une ré-implémentation de l’API de Windows 32 bits et est en version 1.0 depuis quelques mois seulement.

Résultat : ça marche après “seulement” 11 jours de boulot ! Etonnant je trouve, c’est en effet une belle preuve de la maturité de Wine, maintenant, je pense que le monde a bien changé depuis les débuts (en 1999 !) de Wine et en particulier on trouve plusieurs toolkits graphiques qui permettent de faire des applications portables sans s’embêter à ré-implémenter une version Windows…

Django

C’est le slogan de Django, le framework Python de développement web du moment : la version 1.0 vient d’être annoncée après environ 3 ans de développement — et près de 4000 commits depuis la précédente version stable !

Parmi les particularités intéressantes de cet outil (bien entendu open-source) :

  • un générateur d’interface d’administration à partir d’un schéma de base de données très puissant et customisable, sans doute LA fonctionnalité phare de Django ;
  • un générateur de schéma de base de données à partir d’un modèle objet ;
  • un mécanisme de configuration des URL de votre site très paramétrable ;
  • un mécanisme d’applications “pluggables” et ré-utilisables qui permettent de construire un site à partir de briques — voir par exemple Pinax, qui est une tentative de bâtir un modèle de site de réseau social sur Django et des applications ré-utilisables : openid, tags, forum, inviter un ami, tout y est, c’est étonnant !
  • et bien sûr : des templates sans code et bien séparés de la logique applicative, la gestion de l’Unicode, de l’internationalisation…

Bref, si je devais coder un site from scratch en custom aujourd’hui, c’est une technologie que je regarderai de très, très près !

Et si vous voulez voir de (nombreux) exemples, je vous invite à consulter Django Sites, dont l’objet est précisément de référencer les sites construits sur Django…

Comme annoncé par Techcrunch, Google vient d’annoncer Google Chrome et pour l’instant c’est téléchargeable en beta uniquement sur Windows… snif, je ne peux pas essayer avant demain matin, sauf à réinstaller un Windows dans VirtualBox:-(

On peut se demander quelle mouche les a piquée — au-delà de toutes les excellentes raisons développées dans un superbe comic d’une trentaine de pages et réalisé spécifiquement pour ce lancement ? Après tout, on a Firefox, ça marche plutôt pas mal (voire très bien depuis FF3) et  Google a signé hier une prolongation de sa coopération avec Mozilla, qui rapporte beaucoup à la Mozilla Foundation et lui permet de financer les développements de Firefox !

Plusieurs éléments jouent, à mon avis — par ordre plus ou moins croissant en importance.

Android

Comme Apple avec Safari sur pour Mac (et PC) et iPhone, Google se dote avec Chrome d’un browser qui tournera autant sur ordinateur que sur les téléphones portables Android (l’OS open-source que développe Google) et permettra donc de tester facilement les sites web développés spécifiquement pour ces mobiles sur une machine de bureau.

Il est assez amusant de noter à ce sujet que le moteur de rendu open-source de Chrome est WebKit, sur lequel se base aussi… Safari !!

Le nuage

Ensuite, le mouvement inéluctable de l’informatique vers le cloud, i.e. nos informations ne sont plus sur nos machines mais “quelque part sur le réseau” — et en particulier dans des applications Google telles que Gmail ou les Google Docs : dans ce contexte, avoir la main sur la fenêtre d’accès de l’utilisateur final est le meilleur moyen de s’assurer que ces applications tournent parfaitement bien, y compris en mode offline grâce à Google Gears

Dans le même ordre d’idée, j’imagine très bien que l’interface de Chrome pourrait être déployée sur un des netbooks très à la mode en ce moment et remplacer Windows ou Gnome sur Linux… voire sur un Android NetBook ou Android Tablet.

Le système d’exploitation… Windows !

A plus long terme, c’est sans doute les systèmes d’exploitations sous-jacents qui sont visés (dont Windows, naturellement…) : de nombreux concepts implémentés dans Chrome, par exemple l’exécution de chaque onglet dans un processus séparé, sont directement issus des OS. L’analogie “un onglet = une application” est rapide et simple à comprendre. Et la pile logicielle V8 (une machine virtuelle optimisée pour l’exécution de Javascript) ressemble furieusement, quant à elle, à un premier pas vers un SDK d’applications pour Chrome.

En extrapolant à peine, on imagine donc facilement un Linux ultra-light avec une interface graphique basée sur Chrome et quelques plug-ins pour gérer les comportements vraiment spécifiques (jouer de la vidéo en DivX par exemple). Ce ne serait pas nouveau : après tout, c’est exactement le chemin qu’a suivi VMWare avec son moteur de virtualisation ESXi qui s’installe “directement sur le métal”, i.e. sur un serveur sans OS hôte. Et pour revenir au point précédent, les netbooks seraient un excellent terrain de test.

Quelles que soient les raisons de Google — et l’avenir nous le dire sans aucun doute –, une chose est néanmoins sûre à court terme : la Guerre des Browsers est de retour, et cette fois, il y en a plein qui sont open-source — 40% des prétendants, en fait ! Bref, c’est tout bon pour nos autres vulgaires utilisateurs, à qui la concurrence va profiter.

Google vient de mettre en ligne la page Google for Non-Profit, qui rassemble sur une seule page tous les services susceptibles d’intéresser une ONG — et qui sont évidemment gratuits : Gmail, les différentes composantes de Google Apps, Google Grants (un moyen de faire de la publicité gratuite via les mots-clefs AdWords), etc.

Rien de neuf donc, mais qui témoigne de l’engagement de Google — certes pas tout à fait désintéressé — vis-à-vis des ONG, mais c’est une bonne façon d’aider néanmoins.

De la collaboration par nom de domaine

Google Apps est désormais accessible via une version dite Team Edition, qui permet à un groupe de personnes disposant d’adresses mail sur un même domaine de créer des espaces de collaboration (Docs, Calendar, GTalk) partagés sans hébergement particulier… C’est assez fort sur le papier, mais à l’heure actuelle ça ne marche pas — je n’arrive pas à me créer un compte avec l’adresse du boulot !

En attendant, voici la vidéo de démo (en anglais) :

Des formulaires dans Google Docs

Sur le tableur intégré à Google Docs, il est désormais possible de créer en quelques clics un formulaire web pour faire remplir les lignes d’un tableau, je trouve cela génial !

Cela permet de collecter d’une manière très rapide des données et ensuite de les retravailler directement dans un tableau — évidemment, nul besoin d’avoir un compte Google pour pouvoir remplir le formulaire. Le système d’édition de formulaire est assez basique pour l’instant, mais on peut facilement pousser le raisonnement et imaginer des quantités invraisemblables d’améliorations… et bien sûr d’utilisations !

Voici un exemple en deux captures d’écran et les liens vers les “vrais” document / formulaire… que je vous invite bien sûr à aller compléter le plus vite possible !

Tout d’abord la feuille du tableau :

2008-02-12 tableau Google Docs.png

Ensuite, le formulaire qui va avec et qui est globalement généré automatiquement par Google Apps :

2008-02-12 formulaire Google Docs.png

L’annonce date d’hier : comme dans les cas précédents (Orange, AOL), le login Yahoo! va devenir un identifiant OpenID et permettra donc de s’identifier sur les sites acceptant OpenID comme méthode d’authentification. La béta version du service sera ouverte le 30 janvier.

Là où la stratégie de Yahoo! n’est pas précisée, c’est sur la capacité à utiliser des OpenID externes (provenant par exemple de My OpenID) pour s’authentifier sur ses propres services. Donc, autant dire que c’est une grande partie de l’intérêt de la chose qui s’envole, puisque pour utiliser les sites Yahoo! il faudra continuer à enregistrer un compte — certes OpenID — sur Yahoo!…

Alors, premier pas nécessaire ou effet d’annonce pour bénéficier de la vague DataPortability.org ? On attend toujours Google sur ce sujet (qui a embauché récemment Brad Fitzpatrick, un des inventeurs d’OpenID…)

Quelques “grosses” nouveautés open-source viennent de sortir ; je vous propose d’en faire un rapide tour d’horizon.

KDE 4

La nouvelle génération du gestionnaire de bureau “concurrent” de Gnome vient de sortir en version finale ce 11 janvier, après plusieurs années de conception et de développement : KDE 4.

Cette nouvelle version majeure embarque de nombreuses nouveautés sur à peu près tous les niveaux, i.e. autant en termes de fonctionnalités offertes que de librairies sur lesquelles les développeurs vont pouvoir construire leurs application. Bien évidemment, toutes ces briques tirent parties de nombreux composantes open-source !

Pour en citer quelques-unes sans ordre particulier :

 

  • Plasma est le nouveau bureau avec le thème Oxygen, et propose (évidemment !) des widgets
  • Solid est une couche d’abstraction par rapport au matériel, facilitant la gestion de ceux-ci de manière transparente pour les applications KDE 4 — par exemple, le branchement d’appareils photos numériques ou de périphériques Bluetooth
  • Dans les applications, on note : Dolphin, le nouveau gestionnaire de fichiers avancé et Okular, une visionneuse de multiples formats de fichiers

Pour avoir un aperçu complet, vous pouvez aller voir le Visual Tour de KDE 4 sur le site kde.org, il présente les fonctionnalités avec moult captures d’écran.

Bref, si vous êtes impatients, vous pouvez télécharger et compiler directement KDE 4, sinon, comme nombre de personnes, il ne vous reste plus qu’à attendre que cet environnement soit packagé pour votre distribution favorite — la plupart ont déjà commencé le travail bien avant cette version ! Il faut cependant bien garder en tête que cette version n’est “que” le début : comme chez Microsoft quand sort une nouvelle version majeure comme Vista, il faut maintenant que les développeurs d’applications KDE modifient celles-ci pour tirer parti de toutes les nouvelles fonctionnalités offertes par cet environnement, ce qui risque évidemment de prendre un peu de temps.

Bazaar

Avec un peu de retard (ça date de mi-décembre), vous noterez que la version 1.0 de Bazaar est sortie. Bazaar, c’est un logiciel de gestion de version — un concurrent de CVS, Subversion ou encore Perforce — qui a la particularité d’avoir été conçu pour fonctionner spécifiquement en mode distribué, i.e. à travers Internet.

Cela signifie qu’il n’y a pas de référentiel de source central, mais chaque utilisateur dispose de sa propre branche de code, qu’il peut ensuite pousser vers d’autres utilisateurs. Dans la mesure où cet outil (écrit en Python) a été conçu par Canonical, qui est aussi derrière Ubuntu, Bazaar est bien entendu particulièrement utile pour les projets open-source avec des contributeurs partout autour du monde !

 

Sim City

Enfin, dans un style complètement différent, vient de sortir Metropolis, c’est-à-dire le code du grand classique du jeu vidéo qu’est Sim City, en version open-source (le nom change pour de classiques raisons de propriété intellectuelle) — attention, là rien n’est vraiment encore packagé et d’utilisable directement, mais ce n’est qu’une question de temps !

Enorme et débile :-)

Gandi, société Internet bien connu jusqu’à présent pour son activité de registrat (vendeur de noms de domaines), se lance dans l’hébergement de serveurs virtuels avec une offre construite par leurs soins “aux petits oignons” : Gandi Hébergement.

Basée sur le logiciel libre de virtualisation Xen, cette offre est originale dans la mesure où elle est flexible : vous achetez des unités de puissance appelées “part”, et ceci est complètement modulable selon les besoins (voir ces exemples). Autre fonctionnalité intéressante, Gandi AI (pour auto-install) dont le boulot est de rapidement configurer les composants logiciels d’une machine (par ex. Apache, MySQL, Python, Django) et de lancer l’installation. Pour les vrais barbus, il est bien sûr possible de choisir un OS (Debian, Ubuntu, CentOS, Fedora…) et de lancer une installation par défaut.

Ces services sont disponibles dès à présent en version béta pour le prix temporaire de 6 € HT par “part” (i.e. en gros, 1/64 de puissance de la machine — qui est quand même un quadri-dual core –, 256 Mo de RAM, 5 Go de disque et environ 500 Go de transfert de données). Pas d’informations sur le prix définitif ceci dit, mais l’offre me paraît vraiment très sympathique et attractive. A essayer, donc :-)

AOL vient d’annoncer qu’ils arrêteront de développer le navigateur Netscape à compter du 1er février prochain, soit pratiquement 10 ans jour pour jour après la création de la version open-source qui a donné naissance, quelques années plus tard, à Firefox… Ce n’est sans doute pas vraiment une nouvelle compte-te nu des parts de marché respectives de ces deux navigateurs (moins de 1% contre environ 16%) : heureusement que l’héritier est là !

Au-delà du fait que c’est le premier navigateur web que j’ai jamais utilisé (version 0.93 je crois, sur les stations Alpha de l’école…), on peut raisonnablement dire que c’est le logiciel qui a “lancé” Internet auprès du grand public grâce au côté graphique et facile à utiliser (merci les liens hypertextes), conformément au design de Sir Tim Berners-Lee ! Et c’est sans doute la fin d’une marque qui eut son heure de gloire au temps de la “new economy” version fin des années 90.

Via Techcrunch.

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